Quels besoins essayons-nous de combler par le travail ? C’est ce que cherchent à définir les psychologues et sociologues en étudiant la motivation. Les théories sont aujourd’hui nombreuses sur ce thème, elles se télescopent parfois et aucune vérité absolue ne semble avoir surgie tant nos paramètres de vie sont complexes et en rapide évolution. Deux théories permettent cependant d’identifier les facteurs prépondérants dans la motivation.

 

Les théories de Maslow et d’Herzberg sont souvent critiquées car elles ne prennent pas en compte le poids des conditionnements sociaux ou le désir de récompense. Elles ont cependant le mérite d’être simples, tout du moins dans la présentation qui en est faite.

 

La pyramide de Maslow

 

De la Terre …

Abraham Maslow propose une hiérarchisation des besoins, cette théorie est connue sous le nom de pyramide de Maslow.

Les parties inférieures de la pyramide correspondent à des besoins physiologiques ou de sécurité que le travail permet de satisfaire par le salaire ou les conditions de travail.

… A la Lune

Les parties supérieures se référent à des besoins plus spirituels. Tout d’abord le besoin d’appartenance sur lequel peuvent jouer l’ambiance, l’image ou la communication de l’entreprise. Puis des besoins d’estime pour lesquels la relation avec le manager est centrale. Enfin le besoin de s’accomplir véritable raison d’être du travail. Pour y parvenir, pouvoir progresser et se développer en autonomie est nécessaire.

Selon Maslow, plus les besoins élevés sont remplis, plus la motivation est grande.

 

 

Herzberg ou la double nature des motivations

 

Permettre à l’Homme de jouir d’une vie ayant un sens

La théorie d’Herzberg apporte un éclairage différent sur les facteurs de motivation, qui ne sont pas hiérarchisées.

Pour lui : « La fonction première de tout groupement social devrait consister à mettre en œuvre les moyens permettant à l’homme de jouir d’une vie ayant un sens ». Il se propose de décomposer les facteurs intervenant dans la motivation en deux catégories :

  • les facteurs extrinsèques (qu’il nomme hygiène de vie) concernant la qualité de l’environnement
  • et les facteurs intrinsèques (qu’il nomme auto-motivation) propre à chacun

 

Sur quoi miser ?

Selon Herzberg, les facteurs extrinsèques (rémunération, conditions de travail, sécurité, rapports hiérarchique) ne constituent pas des facteurs de motivation, mais peuvent être des sources d’insatisfaction ou de frustration importantes. Ils apaisent donc sans réellement stimuler et peuvent aboutir à une démotivation ou à un départ de l’entreprise. En tout état de cause, ils font toujours l’objet de revendications qui entravent la motivation. Il ne doivent donc pas être négligés.

 

Enfin, les facteurs intrinsèques (intérêt du travail, rémunération variable sur objectifs, possibilité de reconnaissance, responsabilités, accomplissement personnel) sont ceux qu’il faut développer notamment par un enrichissement du travail si l’on souhaite augmenter la motivation.

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